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"Sacré sauvage": les origines du projet

Il arrive parfois que notre vie quotidienne bascule du jour au lendemain, par la perspective de la mort, nous remettant face aux choses essentielles, nous obligeant à aborder notre vie d’une manière totalement différente. Pour ma part c’est ce qui s’est passé en ce début d’année 2021.

Pour moi, l’année 2020 s’est achevée par l’annonce d’une tumeur, détectée à temps mais qu’il fallait opérer sans tarder. Médicalement parlant, il s’agissait d’une maladie grave, mais prise à temps, mes jours n’étaient donc pas comptés. Toutefois les opérations qui ont suivi en début 2021 ont fait l’effet d’un électrochoc.

Il est vrai que ma vie n’a pas été simple, j’ai enchaîné les épreuves, blessures et ce que l’on pourrait appeler les « petites morts ». Mais j’ai toujours su me relever, apprendre, y trouver du sens et progresser malgré tout. Alors en faisant le bilan de ma vie jusqu’ici, j’y ai souvent vu un champ de ruines, de blessures et de destructions. Mais tout n’est jamais que positif ou négatif, noir ou blanc et c’est justement tout ce parcours aussi difficile et douloureux soit-il, qui fait ma richesse intérieure, mon expérience et m’a mené à ma philosophie de vie liée à la nature.

Marc Meier - en quête de sens depuis son plus jeune âge
Les origines de Sacré sauvage: une sagesse et une expérience à partager

Ces richesses et cette expérience, je les ai toujours gardées pour moi, non pas par égoïsme mais parce qu’à mes yeux, elles ne représentaient pas assez de valeur pour intéresser d’autres personnes. Je ne méritais pas cet intérêt, et mon existence n’avait pas grande valeur, voir même aucune. Et puis ces opérations sont venues tout chambouler…

La mort, je la connais bien, je l’ai regardée en face, je l’ai explorée sous tous ses angles et toutes ses formes. Elle m’est aussi familière que la vie et elle ne me fait par conséquent pas peur. Alors quand quelque part, le choix entre les deux s’est offert, une réelle question s’est posée: pourquoi choisir l’une plutôt que l’autre ? Bien entendu, spontanément la réponse est de continuer à vivre pour être présent pour les personnes que j’aime. Mais vivre pour les autres reste insuffisant car cela ne répond pas à la question: quel sens veux-tu donner au reste de ta vie ? Que veux-tu ou dois-tu encore accomplir ?

J’ai donc songé à ce que je laisserais derrière moi en mourant, que ce soit dans les minutes, les semaines mois ou années à venir. Il m’a fallu reconnaître que garder mes richesses intérieures, et partir sans les transmettre serait dommage. Il m’est alors paru évident de devoir les transmettre, en priorité à mes enfants, et à toutes les personnes à qui elles pourraient être utiles. Les rendre visibles, disponibles, peu importe l’intérêt qu’elles suscitent ou non. De là est né « Sacré sauvage », ce projet qui devait tout simplement être, quelle que soit la forme qu’il prenne.