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La quête de Soi

Chacun à son parcours de vie, son chemin, sa quête de sens. Voici le mien, en quelques mots, et la manière dont il se reflète à travers la première partie de la légende de Taliesin.

Les origines de ma quête de sagesse et de connaissances

J’ai passé ma tendre enfance dans un monde qui n’existe plus, où les anciens du village étaient nés au 18ème siècle, portaient encore des habits traditionnels et croyaient aux légendes locales. Une époque où les enfants n’étaient pas sous la surveillance constante de leurs parents, mais sous celle de tous les habitants du village.

Je passais le plus clair de mon temps à me balader dans la nature, ou à aider nos voisins aux travaux des champs, profitant de cette grande liberté. Mes parents étant contre toute éducation religieuse, aucune croyance particulière ne m’avait été transmise, ce qui a peut-être alimenté ma soif de sagesse, de sens profond et de sacré. Alors il m’arrivait de faire spontanément des offrandes aux esprits de la forêt sur un petit autel, caché dans les bois.

Mais ceci n’allait pas assez loin, j’avais besoin d’en savoir plus, que l’on me transmette des enseignements qui puissent m’inspirer, me nourrir intérieurement, me permettre de comprendre et me relier à une forme ou une autre de divin et de sacré. C’est finalement dans le bouddhisme tibétain que j’ai fait les premiers pas sur mon chemin. J’y ai exploré les premières pistes, me menant par la suite à explorer différents courants de pensées et différentes philosophie en quête de vérité.

Nos parts d’ombre et de lumière dans la légende de Taliesin

La première partie de la légende de Taliesin image à la perfection, selon moi, cette quête de connaissances et de sagesse permettant à notre âme de s’exprimer pleinement, nous permettant d’être parfaitement en accord avec nous-même et l’univers tout entier. Ce que ne dit pas la légende, c’est à quel point cette quête peut être longue et pleine d’embûches, d’expériences à faire, nécessaires à notre progression, jusqu’à trouver exactement ce qui correspond à notre appel, et répondre à nos questions.

Cependant, elle nous parle des parts de nous-même qui nous sont pénibles à regarder, et de celles que l’on préfère, imagées par Crerwy et Afagdu. Elle nous explique que comme le seigneur Tégid, certaines personnes préfèrent détourner leur regard de ce qui ne leur est pas agréable à voir en eux et poursuivre leur vie sans s’en préoccuper. D’autres au contraire, à l’instar de Ceridwen, se résignent à accepter l’existence de ces parts d’ombre, et y remédier en y apportant une autre forme de beauté à travers un processus alchimique de métamorphose.

Notons au passage que Ceridwen ne rejette pas la laideur de son fils, elle en accepte l’apparence par amour tout en cherchant un moyen de lui procurer une autre forme de beauté : la beauté intérieure. Bien souvent, lorsque nous nous trouvons face à nos parts d’ombre, nous tentons de les métamorphoser pour les rendre lumineuses, ce qui revient à une forme de rejet. C’est à mon sens ce que font toutes les grandes religions, à travers un système binaire de péchés à bannir et de mérites à accumuler. Les choses ne me semblent pour ma part pas aussi simples et méritent une plus longue réflexion.

À qui s’adresser, où trouver nos réponses ?

Notre quête de sagesse, de connaissance nous mène sur notre chemin intérieur

Il est dit que Ceridwen est allé chercher la formule de l’ « awen », source de sagesse, d’inspiration et de connaissances chez les druides alchimistes de la cité de Dinas Afaraon. C’est en effet en s’adressant à des personnes plus sages, plus expérimentées que débute notre quête. Pour ma part, j’ai commencé par suivre les enseignements de lamas tibétains, j’ai ensuite étudié des textes sacrés, différents courants de pensée, mis à l’épreuve de la vie mes réflexions et en ai tiré mes propres conclusions.

Mais cette quête décèle aussi des dangers. À travers mon parcours, j’ai vu les jeux d’égo, la recherche de pouvoir. J’ai pu observer certaines personnes dites sages, profiter de leurs connaissances pour asservir des proies faciles, assoiffées de savoir et de sagesse. Sur ce chemin, il est essentiel de préserver sa liberté et son esprit critique, de ne pas avoir peur de se tromper. Car la vie nous remet tôt ou tard sur le droit chemin, nous permettant de suivre notre propre voix intérieure qui nous dit quand les choses sont justes.

Selon moi, le vrai guide est celui qui respecte les expériences que nous avons à faire, sans nous juger sur nos choix. Celui qui partage son expérience, nous aide à y voir plus clair, à réfléchir sur nos choix, à nous poser les bonnes questions sans nous imposer sa réponse. Celui qui ne considère pas ses réponses comme une vérité à transmettre, mais comme une réponse possible parmi d’autres. Celui qui ne se considère pas comme supérieur, mais dispose d’une expérience à partager pour aider ses frères et sœurs.

La formule magique de la métamophose

Nos chemins, aussi individuels qu’ils soient ont pour point commun les expériences et connaissances que l’on acquiert au fil du temps. Chacune d’elle contribue à définir plus clairement ce qui nous correspond, à clarifier qui nous sommes, à quoi nous aspirons et de quelle manière nous pouvons y parvenir.

Tous ces éléments collectés sont autant d’outils et ingrédients qui sont nécessaires à notre métamorphose.  Comme je le décris dans mon article « la formule magique de la métamorphose», lorsque nous trouvons la bonne formule, que nous y goutons, le processus de transformation se met en route et le changement devient alors irréversible.

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